Le plan de gouvernance, conçue pour implanter une approche centrée sur la souveraineté, l’architecture et la redistribution du pouvoir à l’ère de l’IA commoditisée*.
Plan de gouvernance pour une architecture souveraine de l’IA
I. Principe directeur
- maîtriser les dépendances,
- structurer l’architecture des flux décisionnels,
- protéger les actifs critiques,
- organiser la captation durable de valeur.
- protéger l'organisation
L’IA est un levier.
La gouvernance est la clé.
II. Architecture de gouvernance proposée
Mandat :
Rattachement :
III. Feuille de route d’implantation
IV. Principes directeurs
V. Question structurante pour le comité stratégique
Conclusion
MATRICE DE GOUVERNANCE
Voici une analyse structurée, opérationnelle et directement exploitable des implications du document pour les DSI, DPO et RSSI, en tenant compte de ton rôle d’architecte, d’auditeur et de concepteur de cadres de conformité.
Implications majeures pour les DSI/DPO/RSSI
1. Renforcement obligatoire des contrôles sur les systèmes d’IA générative
Le texte impose une attente claire : toute IA générant des images/vidéos doit intégrer des garde‑fous robustes dès la conception.
Pour les DSI/RSSI, cela implique :
- Mise en place de filtres anti‑deepfake, détection de visages réels, blocage des contenus intimes non consensuels.
- Journalisation systématique des prompts, outputs sensibles et accès administrateurs.
- Intégration de mécanismes de vérification d’identité pour les modèles manipulant des images de personnes réelles.
- Validation des modèles via des tests d’abus (red teaming) centrés sur la génération d’images de personnes identifiables.
Pour les DPO :
- Vérification que les modèles ne réutilisent pas de données biométriques ou images personnelles sans base légale.
- Documentation DPIA obligatoire pour tout système génératif manipulant des visages.
2. Obligation de transparence renforcée
Les organisations doivent fournir une information claire, accessible et compréhensible sur :
- Les capacités réelles du modèle.
- Les limites et risques.
- Les usages autorisés/interdits.
- Les conséquences en cas de mauvaise utilisation.
Pour les DSI/DPO/RSSI, cela signifie :
- Création de politiques d’usage interne pour les IA génératives.
- Mise en place d’un registre de transparence (type modèle de cartes d’IA).
- Intégration de bannières d’avertissement dans les interfaces internes.
3. Mécanismes obligatoires de retrait et de réponse rapide
Le document exige des organisations qu’elles offrent :
- Des procédures simples pour demander le retrait de contenus générés nuisibles.
- Une réponse rapide et traçable.
Implications opérationnelles :
- Mise en place d’un processus de takedown interne (inspiré du RGPD art. 17).
- Définition d’un SLA de traitement (ex. 72h).
- Intégration dans les workflows ITSM (ServiceNow, GLPI, Jira Service Management).
4. Protection renforcée des mineurs
Les signataires insistent sur les risques pour les enfants.
Pour les DSI/RSSI :
- Activation de filtres renforcés pour toute image contenant un mineur.
- Interdiction stricte de générer des contenus impliquant des enfants.
- Contrôles parentaux et restrictions d’accès.
Pour les DPO :
- DPIA spécifique « mineurs ».
- Documentation des mesures de minimisation et d’information adaptée à l’âge.
5. Alignement avec les cadres juridiques internationaux
Le document est signé par plus de 70 autorités mondiales.
Cela crée un consensus international qui impacte directement :
- Les audits de conformité.
- Les politiques internes.
- Les risques juridiques transfrontaliers.
Pour les DSI/DPO/RSSI :
- Harmonisation des politiques IA avec RGPD, GPA, EDPB, CNIL, etc.
- Mise en place d’un cadre de gouvernance IA (inspiré AI Act + ISO 42001).
- Documentation systématique des choix techniques (accountability).
6. Responsabilité accrue en cas de mauvaise utilisation
Le texte rappelle que la création d’images intimes non consensuelles est pénalement répréhensible.
Implications :
- Les organisations doivent prévenir activement ces usages.
- Les DSI/RSSI doivent intégrer des mécanismes de prévention, pas seulement de réaction.
- Les DPO doivent documenter les risques dans les DPIA et les registres de traitement.
Synthèse opérationnelle pour DSI/DPO/RSSI
| Domaine | Exigence | Action recommandée |
|---|---|---|
| Gouvernance IA | Transparence, accountability | Créer une politique IA + registre des modèles |
| Sécurité | Prévention des abus | Filtres anti‑deepfake, red teaming, logs renforcés |
| Protection des données | Base légale + DPIA | DPIA obligatoire pour tout modèle manipulant des visages |
| Gestion des incidents | Retrait rapide | Processus de takedown + SLA |
| Protection des mineurs | Safeguards renforcés | Filtrage automatique + interdictions strictes |
| Conformité internationale | Alignement multi‑juridiction | Harmonisation RGPD / AI Act / GPA |
Ce que cela change pour les organisations
- L’IA générative devient un sujet de conformité critique, au même niveau que la cybersécurité.
- Les DSI doivent intégrer des contrôles techniques natifs dans les modèles.
- Les DPO doivent renforcer les analyses d’impact et la documentation.
- Les RSSI doivent intégrer l’IA générative dans les plans de gestion des risques et les tests d’intrusion.
J'ai laissé ce schéma avec ce joli bug de Copilot sur le texte en bas de page... L'IA est loin d'être parfaite.
Erol GIRAUDY
Mes 2 derniers livres :
Chez AMAZON mon 15ème livre sur la dictature de l’IA :
Chez AMAZON mon livre sur la gouvernance et audit de l’IA :
Mes 13 livres A la BNF : 13 livres Bibliothèque nationale de France







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